Envoyer un e-mail le vendredi : est-ce favorable pour votre performance ?

Un vendredi sur deux, 10 % de vos e-mails glissent dans l’oubli, victimes d’une simple date sur le calendrier. Voilà le constat brut que livre une étude signée Campaign Monitor : les messages diffusés à la veille du week-end enregistrent un taux d’ouverture en chute libre par rapport au pic du mardi. Pourtant, la tentation demeure forte pour bon nombre de professionnels de miser sur ce créneau, espérant profiter d’une boîte de réception un peu moins saturée.

Face à cette réalité, le monde du marketing digital se divise. D’un côté, les partisans des stratégies audacieuses qui cherchent à tirer parti de la moindre faille dans les habitudes de lecture. De l’autre, ceux qui préfèrent s’en tenir à des pratiques plus prudentes, convaincus que le vendredi n’a rien d’un eldorado pour la performance. Les tendances fluctuent, mais l’efficacité reste la mesure qui compte.

Le vendredi, un jour à part dans la semaine d’emailing

Parler du vendredi dans l’univers du marketing digital, c’est évoquer un jour à la fois intrigant et risqué. Ce moment particulier vient bousculer le rythme habituel de la semaine : entre la pression des tâches à clôturer et l’appel du week-end, l’attention des destinataires se disperse. Les statistiques d’ouverture ne mentent pas : le lundi et le vendredi affichent des scores en retrait, loin derrière la stabilité des jours centraux. Pourtant, beaucoup persistent à programmer leurs campagnes ce jour-là, notamment en B2B, alors que l’activité professionnelle commence déjà à baisser dès le jeudi soir.

Le choix d’envoyer un e-mail le vendredi s’appuie sur une série de facteurs précis. Secteur d’activité, profil de l’audience, type de campagne : chaque paramètre pèse lourd. Un site d’e-commerce B2C, par exemple, peut profiter d’une audience plus disponible le week-end, utilisant le vendredi comme tremplin. À l’inverse, dans le B2B, la disponibilité s’effondre à mesure que la semaine touche à sa fin : les boîtes mail s’ouvrent moins, les messages passent à la trappe.

Malgré tout, la régularité du jour d’envoi reste une valeur sûre. Les newsletters qui arrivent chaque semaine au même moment installent une routine rassurante, mais il faut savoir ajuster le tir en cas de jour férié ou d’événement particulier pour ne pas rater sa cible. À cela s’ajoutent la gestion des fuseaux horaires et des usages mobiles, qui compliquent encore la donne.

Pour mieux comprendre les tendances, voici quelques repères sur les créneaux d’envoi à privilégier ou à éviter :

  • Lundi et vendredi : taux d’ouverture généralement bas dans le cadre professionnel
  • Samedi/dimanche : créneaux parfois plus productifs pour les campagnes B2C ou e-commerce
  • Newsletter régulière : fidélisation assurée, à condition de garder une certaine flexibilité en cas d’imprévu

En résumé, le vendredi n’a rien d’une valeur sûre ni d’un jour à bannir systématiquement. Tout dépend de la finesse d’analyse de votre audience et de votre capacité à vous adapter à ses usages réels.

Envoyer un e-mail le vendredi : bonne ou mauvaise idée ?

Opter pour un envoi le vendredi, c’est souvent jouer la carte du « dernier créneau » avant la pause hebdomadaire. Pour certains, c’est l’occasion d’accrocher une attention qui s’apprête à décrocher. Pourtant, les chiffres sont têtus : taux d’ouverture et taux de clics fléchissent, taux de conversion à la peine, interactions au point mort. Rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est une réalité difficile à ignorer.

Tout se joue dans la composition de l’audience. En B2B, la dynamique s’accélère en début de semaine et ralentit brutalement le vendredi. Les priorités changent, le temps manque, l’engagement s’évapore. Du côté B2C, la situation peut s’inverser : certains secteurs enregistrent un regain à la veille du week-end, surtout pour les offres e-commerce. Mais cette embellie reste fragile, suspendue aux habitudes changeantes des destinataires.

Jour d’envoi Taux d’ouverture moyen Réponse attendue
Lundi Faible Faible
Vendredi Faible Faible
Samedi/dimanche (B2C) Variable Parfois favorable

Le jour d’envoi n’est pas qu’une question de calendrier : il agit comme un filtre sur l’ensemble de la campagne. Pour une offre bien ciblée, un rappel discret ou une actualité ponctuelle, le vendredi peut fonctionner. Mais il pèse rarement lourd lorsqu’il s’agit de dynamiser la performance globale d’une stratégie d’emailing.

Ce que disent vraiment les statistiques sur l’engagement du vendredi

Les chiffres sont formels : la date d’envoi influence fortement la réussite d’une campagne. Le vendredi, le taux d’ouverture rejoint celui du lundi, loin derrière les records de la mi-semaine. La raison ? Une attention en berne à l’approche du week-end, un engagement qui s’étiole, moins de clics, moins de conversions.

Mais la date n’explique pas tout. L’horaire d’envoi, lui aussi, fait pencher la balance. Les créneaux entre 10h et 11h, ou en fin de journée (18h-20h), offrent encore un potentiel intéressant. En dehors de ces plages, l’efficacité s’effondre. D’autres éléments entrent en jeu : la propreté de la base de données, la pertinence de l’objet de l’e-mail, la clarté du call-to-action, la fréquence d’envoi. Chacun de ces facteurs pèse dans la balance, aucun ne doit être négligé.

  • Sur mobile : 41 à 47 % des ouvertures
  • Sur ordinateur de bureau : 53 à 59 % des ouvertures

Le comportement des utilisateurs varie selon le secteur, l’audience, les usages. Des taux de désinscription ou de plaintes qui s’envolent signalent une stratégie à revoir. La performance se construit détail par détail : segmentation, fuseau horaire, pertinence du contenu. Le vendredi ne fait pas de cadeau : seule une approche méthodique et attentive permet d’en tirer quelque chose.

Homme détendu sur le canapé regardant son smartphone

Conseils pratiques pour maximiser la performance de vos envois en fin de semaine

Le vendredi n’est pas forcément synonyme d’échec pour vos emails, à condition d’activer les bons leviers. Premier réflexe : soigner la segmentation de votre public. L’attente d’un destinataire B2B ne ressemble en rien à celle d’un contact B2C ; tout part de là. Ajustez le contenu à chaque segment, adaptez le message, prenez en compte les fuseaux horaires pour viser au plus juste.

L’heure d’envoi, elle aussi, a son mot à dire. Privilégiez les créneaux de 10h à 11h ou de 18h à 20h. Envoyer trop tôt ou trop tard revient souvent à parler dans le vide. Pour les newsletters, gardez une routine stable, sauf exception majeure. La régularité rassure, mais un décalage bien pensé peut faire la différence lors d’un événement ou d’un jour férié.

  • Testez chaque campagne : le test A/B vous indiquera quel objet ou quel créneau fonctionne le mieux.
  • Misez sur la personnalisation et n’hésitez pas à exploiter des outils comme Mailjet, Mailchimp ou Hubspot pour affiner vos envois selon chaque segment.
  • Le call-to-action doit être limpide, accrocheur, et guidé vers l’action attendue.

Ne négligez ni la qualité de votre base de contacts, ni la pertinence du message. Le vendredi, les boîtes mail se vident sans pitié : chaque e-mail doit prouver sa valeur pour ne pas finir dans la corbeille. Segmentez, testez, ajustez le ton et la fréquence : c’est là que la performance se gagne, pas ailleurs.

En définitive, le vendredi ne décide pas seul de la réussite de vos campagnes. C’est votre capacité à lire les signaux, à tester, à affiner qui fait la différence. À chaque campagne, le contexte change : à vous d’en faire une opportunité ou de passer votre tour. Qui sait, peut-être que votre prochain envoi du vendredi sera celui qui déjouera toutes les statistiques.